Carnet de Voyage Touristique…Par Danielle


Mercredi 25 octobre 2006 :
Départ de Roissy pour la moitié du groupe à 10h30, arrivée à Malaga à13h15 heure locale.
Cinq taxis filent à l’extérieur de la ville chez le concessionnaire Mercedes pour reprendre nos véhicules arrivés préalablement par camions porte-voitures.
Sur place, personne ne nous attend, c’est la sieste espagnole, ouverture à 16H00 ; nous faisons un sitting devant les vitrines étalant nos bagages divers et variés, la faim nous gagne et nous achetons quelques victuailles à la station-service toute proche. Après quelques coups de téléphone, vers 15H30, le patron de la concession nous accueille et nous donne accès à nos véhicules. En route pour Algéciras, nous traversons alors les collines de Marbella, le temps est pluvieux. A 17H30, sur le port, nous retrouvons le reste du groupe venu par la route de Paris, Belgique et Bordeaux. Très vite les formalités sont faites pour embarquer, on dirait que le bateau nous a été réservé. Trois quart d’heure plus tard, nous accostons au port de Ceuta, zone franche Espagnole. Quelques kms plus loin, l’attente est longue à la frontière marocaine pour faire passer nos 15 véhicules. La nuit tombe rapidement et nous arrivons à 20H à l’hôtel Marina Sofitel à Smir. Un buffet très copieux nous attend et nous requinque. Et nous sommes heureux de tous nous retrouver.

Jeudi 26 octobre 2006 :
8H30, briefing au petit déjeuner avec François qui donne ses instructions avant le départ, distribution des carnets de route, remarquablement bien faits, des autocollants, une couverture polaire par personne et un rafraîchisseur de bouteille waeco par équipage, cadeaux du club Mercedes, et en route pour Tétouan et Chefchaouen.
Nous roulons par groupe de 5 voitures, la CB servant de relai permanent. Nous passons des zones de petites collines à de grandes plaines agricoles très bien valorisées par le système de coopérative. Nous nous arrêtons dans un champ pour un pic nique rapide, le temps est très frais et couvert. A 15H30, nous arrivons à Fès, la plus ancienne ville impériale du Maroc, nous retrouvons notre guide qui nous emmène visiter la Médina la plus vaste du Magreb. Il est aisé de s’y perdre tellement les rues sont enchevêtrées. Elle est classée au patrimoine Mondial depuis 1976. Nous somme déjà au cœur du Maroc. Le soir à l’hôtel nous retrouvons l’ensemble du groupe et échangeons nos impressions de la journée.

Vendredi 27 octobre 2006:
Départ de l’hôtel de Fès à 9H00. Trois groupes se forment tout au long du parcourt, les deux familles avec les enfants partant les derniers. Ils nous rejoindront le soir à Erfoud à 21H00. Nous montons alors vers le moyen Atlas, et nous arrivons à Ifrane culminant à 1650m, ville climatique crée par les français en 1929 sous le protectorat.
L’architecture ressemble à une ville Alsacienne ou Suisse avec des nids de cigogne sur les toits de tuiles rouges. Les maisons en brique rouge également, abritent le marché local ce qui est insolite et surprenant. Nous achetons quelques nourritures, puis nous traversons la plus belle forêt de cèdres du Maroc, par Azrou, nous passons le col du Zad pour atteindre Midelt, où nous décidons de déjeuner dans un petit restaurant à l’enseigne « Café de Paris ». Il fait 7degré, trop froid pour le pic nique.
Le premier groupe a pris une autre piste en passant part Boulémane, route de montagnes avec quelques passages difficiles. Vers 16H00, nous atteignons les gorges de Ziz, début du haut Atlas. C’est très encaissé avec une terre très rouge et le soleil qui n’est pas au rendez-vous. Nous passons sous le tunnel des légionnaires, la route est sinueuse et il y a très peu de circulation.
Arrivés à Errachidia, la ville nous étonne par sa modernité et la population très jeune qui y habite et la sillonne en vélos.
Enfin, la palmeraie du Tafilalet ; c’est un enchantement pendant 25kms. A 18H00 la nuit tombe et nous atteignons Erfoud, une des oasis les plus importantes du Maroc. La Kasbah Tizimi, nous envahit par son charme. Nous somme heureux de nous délasser et de nous raconter la journée.

Samedi 28 octobre 2006:
La nuit a été pluvieuse et tout est détrempé et boueux. A 9H00, Mohamed le guide, nous attend pour nous emmener dans les dunes de l’Erg Chebbi , point de départ des premières grandes dunes autour de Merzouga. Initiation à la conduite dans les dunes pour certains et révision pour les autres. N’ayant pas participée à cette journée, préférant la découverte de la ville et le hammam plus que typique, Jean fera les commentaires de cette journée.
Dans la soirée, visite d’un atelier de marbre où l’on travaille ce marbre noir cristelé de fossiles, provenant des carrières de Goniatite. Retour à notre Kasbah Tizimi, où les tapis sont déroulés autour du patio intérieur abritant mille petites lampes allumées un peu partout. Avant, pendant et après le repas, les commentaires vont bon train sur les erreurs à ne pas faire sur la conduite dans le sable.

Dimanche 29 octobre 2006:
Départ 9H00 d’Erfoud. Dans le haut Atlas, les pluies très fortes tombées ces derniers jours, ne nous permettent pas d’atteindre les gorges du Dades et du Todra. Toute la journée, nous sommes arrêtés dès que la route doit franchir un Oued. A Touroug, Tinejdad, des attroupements de marocains et des files de véhicules en tout genre attendent la descente des eaux et ce depuis deux jours. Mais rien n’arrête vraiment les pros du Club 4x4 Mercedes. Nous sommes donc les premiers à passer, les marocains nous regardant médusés. Après plusieurs Oueds traversés dans des conditions limite, notre groupe est obligé de faire demi tour, la piste longeant l’Oued sur plus de 15 kms, est absolument impraticable. Nous arrivons à Tinerhir, vers 19H30. Il fait nuit depuis 2 heures.

Lundi 30 octobre 2006:
Au matin, de notre hôtel Kenzi-saghro, nous avons une vue panoramique sur la ville de Tinerhir : architecture berbère avec pierres sèches et terre crue très rouge. Ces Kazbah ont des allures de citadelles égyptiennes et sont défensives contre les dangers extérieurs. A l’époque, cette oasis est la plus belle de la région. Nous mettrons ensuite toute la journée pour franchir le « Djebel Sarhro » par une piste très caillouteuse pour franchir le col Tikkit à 2500m d’altitude. Il nous faudra 7 heures pour faire les 120kms de piste traversant des paysages lunaires sans végétation. Nous traversons de nuit la vallée du Draa (et pas du drap !!!) atteignant Zagora vers 19H30. Le palais Asma, des milles et unes nuits, restera un rêve : le fax de cet hôtel nous confirme notre réservation mais celle-ci restera virtuelle ! . Moment de stress pour François.
Rapidement, nous sommes conduits dans un hôtel voisin, un couscous géant et une très bonne nuit nous réconforteront tous.

Mardi 31 octobre 2006:
A 8H30, départ vers le sud : Tamegroute, Tagounite, Mhamid, par des pistes avec notre guide Ibrahim. Journée dunes. Les plus initiés sortent les sangles pour désensabler les autres et certains piaffaient d’impatience : des dunes, des dunes, encore des dunes. Vers 16H00, notre campement berbère est en vue. Les hommes bleus du désert nous accueillent avec un thé à la menthe. Le village de toiles et tentures berbères est magnifique. Chaque couple a sa propre tente avec de vrais lits ! Après deux heures d’un long apéritif, le dîner est servit. Les bouteilles diverses et variées sortent des voitures. La soirée sera chaude autour du feu de camp. Animée par une troupe de musiciens locaux et des danseuses du ventre, qui nous entraînent en monome autour du camp dans les dunes. Cela restera mémorable ainsi que l’intronisation de Jean fait ce jour « Chevalier de l’Ordre de la hache ».

Mercredi 1er novembre 2006:
A 6H30, le soleil se lève sur le camp. C’est un spectacle magique offert aux plus matinaux. A 9H00, départ en convoi avec notre guide vers le lac Iriki. Les pluies des derniers jours nous obligent à faire un détour par une immense plaine caillouteuse. Après un pique nique à l’ombre, car ce jour nous atteindrons les 32 degrés, nous couperont au cap sur une partie du lac après un départ en ligne, vous pourrez voir le gagnant sur le film de notre caméraman Christian Moniot de la Sade (vieille famille qui fait dans le tuyau depuis le 17ème siècle).
Ensuite, piste et route vers Foum-Zguid, Tazenakt, et Ouarzazate. Vers 18H00, nous trouvons sans quelques difficultés l’hôtel le Zat (le plan donné par internet étant faux !). Ayant mangé pratiquement une Tajine tous les soirs, certains favorisés eurent droit à une belle entrecôte !

Jeudi 2 novembre 2006:
Par petits groupes et à des horaires différents, nous atteignons Marrakech, par une très bonne route goudronnée traversant le haut atlas, avec le col de Tichka, le tout en virages, ravins menaçants, où la prudence est de rigueur. Nous visitons la ville en calèche et le soir la place Jemaa El Fna, envoutante avec tout ses marchands, ses conteurs , charmeurs de serpents et restaurants ambulants. Nous dînons dans la médina, dans un Riad transformé en restaurant, l’apéritif sur le toit terrasse fût un moment magique. La nuit et la matinée du lendemain pour certains sont des moments privilégiés grâce au luxe de ce palace cinq étoiles.
Les familles Alvergnas et Guilbard ayant été logée dans des suites de plus de 300 m2.

Vendredi 3 novembre 2006:
Nous devons effectuer une grande étape de route afin de remonter vers le Nord. Au gré de chacun, nous nous sommes arrêtés à Casablanca, pour visiter la grande mosquée, le vendredi étant jour de prières, la visite guidée sera impossible. Seuls quelques hommes après avoir« gratifié» un gardien eurent la possibilité de visiter le sous - sol et les salles des ablutions. Ensuite, route vers Rabat, pour notre dernière étape Marocaine. Rabat la capitale est une ville très animée avec beaucoup de circulation, la tâche fut facilitée pour certains, un policier nous conseillant d’emprunter un sens interdit pour atteindre notre hôtel la Tour Hassan.

Samedi 4 novembre 2006:
Il faut rentrer !! Réveil, 5h30. Départ rapide par l’autoroute où nous rejoindront Kenitra, Larache, Tétouan. La frontière marocaine sera passée très rapidement et nous reprendront le bateau de 12H30 pour certains et 13H30 pour d’autres. L’heure gagnée à l’arrivée devant bien être perdue au départ ! Après la traversée en bateau et le débarquement au port d’Algéciras, derniers au revoir aux courageux « routiers » qui s’apprêtent à parcourir 2000 kms voir 2300 kms pour nos amis belges, Patrice et Marianne. Pour les autres, route vers Malaga sous la pluie, installation à l’hôtel prêt du port et soirée tapas en centre ville fort sympathique.

Dimanche 5 novembre 2006:
Réveil 4H30, avion 7H00, Paris 11H00, Strasbourg 13H00. Le retour des véhicules en camion est doublement apprécié après tout ce périple marocain d’environ 2500 kms.

Un grand merci à nos organisateurs. C’était magique ! A conseiller à tous les membres du Club qui souhaitent faire un voyage exceptionnel alliant visites, découvertes, et une part d’aventures sur les pistes et dans le sable, grâce à nos véhicules 4x4 Mercedes.

Danielle.



Carnet de Voyage Technique par Jean.

Quelques réflexions techniques concernant ce voyage:

Lors de l’inscription, nous avions estimé que des pneus route en très bon état étaient suffisant et que les pneus mixtes étaient idéaux. Les deux journées passées au cœur des dunes nous ont démontré que les véhicules équipés de pneus route dégonflés avaient quelques difficultés supplémentaires.

Au sein du groupe de 15 voitures ,1/3 « ML » et 2/3 « G », un seul incident mécanique est survenu sur le G400 de Jacques. Lors du départ de Smir, le moteur de la voiture fonctionnait mais la boîte de vitesse était bloquée sur « Parking ». Après diverses tentatives pour la débloquer, il a été décidé de la charger sur une dépanneuse plateau pour un retour à Tanger. L’agent Mercedes au demeurant très compétent et très bien équipé diagnostiqua un défaut de connexion du faisceau sur la boîte de vitesse. Après nettoyage et refixation et quelques dizaines d’euros il pu repartir et nous rejoindre dans la soirée à Fès.
Un seul incident est également survenu sur mon « ML 430 AMG » lors de l’après-midi dans les dunes de Cheggaga par une température de plus de 30°, le phénomène « vaporlook » m’a obligé à arrêter le véhicule et attendre que l’essence redevienne liquide (le V8 AMG ainsi que son conducteur aiment consommer frais !)

Une seule crevaison due aux pierres est à noter sur l’ensemble du parcourt, et dans l’attente d’une réparation le soir à l’étape, la roue galette du ML, a bien rempli sa fonction, un grand merci à Laurent qui a sorti son cric et son outillage plus vite que l’éclair.

Concernant le passage des oueds en crue, le niveau d’eau à franchir approchait 70cms, soit la hauteur d’une roue. Le courant étant important, il se formait un barrage d’eau qui atteignait la hauteur des vitres. De ce fait, la progression devait être constante afin d’empêcher le véhicule d’être entraîné par ce courant. Les premiers à passer furent Christian et François Gossin avec leur « G », et après examen attentif de la situation Laurent et moi-même nous sommes rendu compte que notre prise d’air était inférieure de 15 cm aux leurs. Pour rehausser notre aspiration d’air, nous avons démonté la boîte à air du « G » de Laurent et de mon « M ». De ce fait, la prise d’air se retrouvait plus haute et au sommet du capot. Merci Laurent qui a eu l’idée d’enlever ses chaussettes afin de les installer comme filtre à l’aspiration moteur pour éviter tout résidus flottant à la surface de l’eau , Laurent à ainsi inventé le « Schnorkel » de marque Dim.

Egalement quelques réflexions sur le comportement de nos véhicules dans le sable :
Après mise en équation de G=ML= 4x4 =ML=G, le franchissement de grandes dunes est souvent plus aisé que le franchissement d’un océan de petites dunes dans lequel il est difficile de trouver la bonne « passe ».
Pour ce faire, tout dépend :
1. de la taille des sculptures et de la pression des pneumatiques, qui même maîtrisés varient en fonction de la température et du patinage dans le sable (seuls les systèmes de gonflage-dégonflage automatiques solutionnent ce problème)
2. de la charge du véhicule en bagage ou personnes à bord
3. de la densité du sable et de sa teneur en eau
4. de l’heure et de la intensité du soleil
5. de la puissance et du couple moteur, associés à un dosage savant et onctueux de la pédale d’accélérateur.
6. du conducteur expérimenté ou non qui deviendra peut être un jour meilleur que d’autres et que l’on pourra alors qualifier de pilote, mais ce pilote deviendra expérimenté ou non, s’il choisi le bon passage, la bonne accélération…ce qu’on appelle la « vista ».

Je pense que ce chapitre ne sera pas clôt après ces modestes réflexions et qu’il animera lors de nos prochaines réunions conviviales des conversations entre les inconditionnels du « G » et les aficionados du « ML ». Ce qui est important dans ces franchissements est l’humilité devant la nature, la bonne humeur et l’entraide de tous , même quand on oubli le caméraman dans une cuvette au fond d’une dune…, excuse moi Christian je t’aime toujours !.
Vous aurez la preuve de ce qui est écrit ci-dessus en visionnant prochainement les photos et le film, avec des « G » désensablant des « M » et vis versa , qui l’eu crut !.

Jean